Agua Larga (projet en cours)

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AGUA LARGA, Musiques traditionnelles et imaginaires cimarrons
Documentaire radiophonique de Chloé Despax et Félix Blume

Agua Larga propose une immersion dans la culture Afro-Équatorienne de la province d’Esmeraldas. Au-delà de la musique, nous essayerons de capter comment celle-ci s’inscrit dans la vie quotidienne des habitant.e.s et dialogue avec les autres éléments sonores qui l’entourent. La matière musicale est ainsi accompagnée de récits, de poèmes et de scènes de field recording. Loin des studios aseptisés, nous enregistrerons dans l’espace public, sur la berge des fleuves ou en bord de mer.

Pensée pour la radio, cette exploration met en avant les rythmes, mélodies, instruments et voix (parlées ou chantées) au même titre que les paysages sonores locaux. Dans notre démarche et nos prises de sons, nous considérons la musique comme l’un des éléments de la scène qui s’offre à nos oreilles. Nous récolterons les différentes matières sonores, les cris ou les rires, les interruptions au passage d’une voiture, les improvisations, les fausses notes ou les arrêts soudain de la musique. Celle-ci fait partie de la vie, et c’est cette vie que nous cherchons à capter avec nos micros. Ce projet radiophonique se veut le témoignage sonore d’une culture orale qui est encore trop peu (re)connue.

Dans cette recherche musicale et sonore, la thématique de l’eau (“agua” en Espagnol), sous toutes ses formes, sera notre fil conducteur. La mer a amené les esclaves vers ce nouveau continent mais c’est elle qui fournit aujourd’hui en poissons les pêcheurs. Les fleuves et rivières, empruntés par les bateaux et pirogues, permettent de connecter les villages de cette forêt tropicale. L’eau, dans un même temps, est devenue une denrée rare en ville, où son accès est encore difficile pour une partie de la population. Les scènes de field recording marqueront cette omniprésence de l’eau, comme lieu de vie et ressource quotidienne nécessaire.
Nous partagerons ainsi notre temps entre les villages de San Lorenzo et Borbón, au Nord-Ouest de l’Équateur. Le documentaire radiophonique sera constitué de 13 séquences, et aura une durée totale d’environ 40 minutes.

Avec la participation de (par ordre de rencontre) :
Jakson Ayovi, Ines Morales, Doña Vilma Estacio Abad, Yadira Mercado Mina, Amada Cortez, Jhony Eddy, Anai Garbache, Doña Nuris Gloria Vivas Urtado, Daniel Ortiz, Maria Orovio, Ru Dei, Tai, Alicia, Dalia, Cucuruchos de Selva Alegre, Jose Caicedo dit Don Nacho, Hermogenes Nolasco Caicedo Ayovi, Martin Ayovi, Senen, Groupo Sangre Negra, Bayron Castillo, Grimio Lerma, Saranyi Castillo, Miguel Armando Quintero Valencia, Moises Quiñonez Ayovi, Policarpo Tascon Garcia, Wilfrido Medina dit Boris de Borbon, Grupo Etnia, Marco Arroyo Marin, Tito Cuellar Fajardo, Jackson Arroyo Ordonez, Joshua Martinez Valencia, Benjamin Vanegas Loor, Bleidis Yareni Prado, Flor de Mangle, Linver Nazareno, Jose Mora, Misael Quiñonez, Javier Medina, Marlong Vilela, Karina Soliz, Ariel Rosado et Luis Delgado.

Enregistrements dans la Province d’Esmeraldas à : San Lorenzo, Casa del Pobre, Borbón, Selva Alegre, Santa Maria Cayapas, Telembi, Trinidad, Timbire, Esmeraldas, Camarones et Muisne.  

Remerciements à tous les artistes, conteurs, poètes, musiciens et habitants des villages visités, ainsi qu’à Melissa Proaño Cerutti et sa famille, Juan Pablo, Lexa, Paulina, Silvio Chiripua, Jaime Corozo Peralta, Gladys de l’Hôtel Selva Alegre, Lorena, Domingo, Profe Chiche, Ana María Caicedo Corozo, Cruz Caicedo, Dalia, Denice, John Alfonso, Amparito, Jairo Martinez, Hotel Galapagos et Maria-Elena.
Et à tous ceux qui ont accompagné la préparation de ce projet : Andrés Cornejo Pinto, Orlin Montaño, Alex Schlenker, Fredy Vallejos, Fernando Montenegro, Yuliana Ortiz, Ana Carrillo, Rafa Estrada et Julio Ramos.

Jakson Ayovi et Yadira Mercado Mina (Casa del Pobre)


Au sujet des réalisateurs
Chloé Despax est intéressée par les musiques traditionnelles depuis plusieurs années et a notamment réalisé ‘Gnawas jour et nuit‘ (2016).

Elle réalise par la suite la fiction pour enfants ‘A Ritmo endiablado de bomba‘ (2020) qui a pour personnage principal Davilara, un joueur émérite de bomba, style musical et percussion propre à la Vallée du Chota au nord de l’Équateur.

Félix Blume est passionné de prise de son et de field-recording. Au cours de ses voyages et projets, il s’intéresse également à la culture musicale populaire, notamment avec son disque vinyle ‘Death in Haïti’ (2018) qui propose une plongée au cœur des fanfares funéraires de Port au Prince. 

Calendrier prévisionnel
Le tournage sera effectué en Janvier 2022, et la post-production sera réalisée courant 2022. Le documentaire sera finalisé au 3ème trimestre 2022.

Cette proposition est rendue possible grâce au Fonds d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, produite par Radio Panik et accompagnée par l’Atelier de Création Sonore Radiophonique (Bruxelles). Le projet est soutenu par le label Akuphone et deviendra également un disque vinyle.

Hermogenes Nolasco Caicedo Ayovi (Telembi)